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Reportages

 

Notre escapade vers la Sucrière débute vendredi en début d’après-midi, en convoi de 3 voitures.

La route de Matadi nous offre son spectacle de vieux véhicules, incroyablement chargés, toussant, fumant ou en panne ! Leur concentration diminue lorsque nous traversons la campagne et atteignons notre but après 200 km, parcourus en 4h30. Nos quartiers d’habitation consistent en d’anciennes maisons d’expatriés dont nous nous répartissons les chambres. Ici, pas d’hôtel, nous sommes reçus par ceux qui travaillent… L’ambiance nous ravit, l’air est frais, le dépaysement s’annonce. Dès le lendemain, nous arpentons la Sucrière, énorme installation datant de 1925, remarquablement guidés par l’ingénieur :

L’usine tourne en permanence (3 fois 8h), 7 jours sur 7 de mai à octobre pendant la campagne, employant 4000 ouvriers, dont la moitié de saisonniers. Le reste de l’année, les machines sont entretenues.

La plantation s’étend sur 50 kms de long et 15 de large. Après avoir brûlé les feuilles, toutes les cannes sont coupées à la main, au raz du sol puisque la plus forte concentration de sucre (de l’ordre de 15%) se trouve dans le tiers inférieur (l’introduction de moissonneuse est toujours repoussée, laissant ainsi la main d’oeuvre locale, avide et fière de ce travail malgré la pénibilité). 4 étapes pour transformer la canne à sucre en petits cristaux que nous aimons tant mettre dans nos gâteaux ! Vous devrez imaginer le bruit, les odeurs et la chaleur !

1- BROYAGE et EXTRACTION du JUS. Des trains acheminent 5000t de canne par 24h, vers l’usine. Le chargement est soulevé puis lâché dans de gigantesques broyeuses (on devrait y tourner un James Bond !), broyage et pressage répétés 5 fois jusqu’à obtenir un jus sale, sucré et la « bagasse », combustible pour les chaudières.

2- EPURATION : ajouter de la chaux éteinte et un mystérieux « floculent » afin de coaguler les matières non sucrées. On obtient un jus sucré, un peu plus propre et de la boue noire (riche en phosphore, azote et potassium, elle servira d’engrais)

3- CONCENTRATION par évaporation, le jusétant chauffé sous vide afin d’éviter la caramélisation. La vapeur obtenue sert bien entendu, à faire tourner les moteurs, produire de l’électricité…

4- CUISSON et CRISTALLISATION : 3 nouvelles cuissons jusqu’à la cristallisation qui nous intéresse pour nos gâteaux ! Le déchet obtenu, la mélasse est envoyée à la distillerie et produira par fermentation de l’alcool (cosmétique, rhum, peinture…), cela nous  intéresse aussi mais il faut changer de bâtiment !

Nous ne visitons que le laboratoire des tests et contrôles, la distillerie étant à l’arrêt. L’alcool pur ou surfin obtenu devient rhum blanc ou brun avec de la glycérine, de l’arôme ou du caramel. Pour l’hôpital, l’alcool est dénaturé avec de l’éther sulfurique ou de l’iode. J’ai vu quelques grimaces lors de la présentation du whisky congolais…

Promenade bien sympa au coeur de la plantation, rivière, grottes pour l’après-midi ; un apéritif mythique au sommet de la colline Limpers, suivi d’une dégustation organisée pour tester un nouveau rhum à la vanille.La matinée du dimanche estoccupée par la visite, à l’extrémité de la plantation, de curieux rochers de calcaire, insolite paysage aux portes de l’Angola.

 

                                                                         Reportage : Odile De Frescheville

 


LE RESEAU D'EAU POTABLE DE KINSHASA

 

Figure merci à Jean Philippe Maurin de son invitation!

 

Visite d’un des 14 sites d’approvisionnement en eau potable de Kinshasa, l’ASUREP MIKONGA, financé par l’Agence Française de Développement. (crée en 2010, mise en service 2 ans plus tard)
L’ADIR est l’association locale chargée de la réalisation, la conception, le financement, la gestion et la pérennisation du projet dans le but de rendre cette organisation autonome et autofinancée (l’eau potable est payante : 50 FC le bidon de 5 L).
 
Un premier forage (96m), une pompe immergée (7,5KW), un groupe électrogène (17KVA), plus de 10 km de
conduites, un réservoir de 162m3 à 12m de haut ont été installés ; ensuite, sur fonds propres, le site a pu s’équiper d’un deuxième forage (120m, cout : 47 900 $), d’une deuxième pompe (18,5KW), d’un deuxième, puis troisième groupe électrogène, d’augmenter les conduites et les fontaines etc.…L’eau, de « qualité très bonne », est simplement pompée, filtrée et distribuée aux fontaines.
Vous imaginez les nombreux avantages de cette installation : des emplois locaux, moins de trajets pour accéder à l’eau potable, le coût de l’eau a baissé (la consommation a augmenté), moins de maladies, la population s’installe, les boutiques ouvrent, d’où une nette amélioration de la qualité de la vie.
 
 
 

Figure fontaine de 4 robinets

 

 

Figure vie autour de la fontaine

VISITE ORANGE DU 28 MARS 2015

Malgré la pluie et un sujet qui pouvait sembler ardu, une bonne vingtaine de membres dont des jeunes étudiants, étaient au rendez-vous.

Les explications furent à notre portée, même si nous avons senti la complexité des telecom entre les nœuds (relais) à suivre 24/24 sur le plan de la qualité des signaux, leur dimensionnement, l’intervention in situ car le client est  un demandeur  toujours impatient. A partir d’une salle de contrôle, bourrée d’écrans, les techniciens surveillent le moindre dysfonctionnement afin de permettre à l’entreprise de réagir immédiatement.

Imaginez qu’il faut suivre chaque client pour savoir s’il a encore du crédit sur son forfait, qu’il puisse téléphoner depuis des endroits improbables et qu’enfin le client veut bien sûr tout  fonctionne tout de suite…

Orange, 7ième opérateur mondial, a investi plus de USD 300 millions depuis la  récente reprise de cette Joint Venture sino congolaise. Elle modernise progressivement les installations existantes lors du rachat de la JV. La société dispose  à présent de plus de 700 relais et compte couvrir le territoire en installant plusieurs centaines de relais par an.

Orange gère 3 centres data (Kinshasa, Goma et Lubumbashi) un centre secondaire à Mbuji Mayi et a l'intention d'en développer un autre dans la province Equateur.

Le saviez-vous ? Sur le plan internet, Orange passe par les satellites Google (la seule entreprise à avoir cet accord en RDC) afin d’améliorer la qualité et la rapidité. Elle souhaite aller encore plus loin comme la mise en place de ballons stationnaires avec Google. 3 antennes satellites internationales, locales renvoient et réceptionnent les appels et les datas.

Nous serons donc plus indulgents maintenant quand nous aurons quelque difficulté à nous connecter ou quand la ligne sera saturée.

 

 Reportage : Odile De Frescheville

 

 

                        Visite chez Bralima en mai 2015

 

La société  brassicole et limonadière Bralima compte parmi les plus anciennes sociétés en RDC avec la bière Primus, lancée en 1923.

 

Depuis, Bralima, reprise par Heineken,  génère directement et indirectement pas loin de 174 000 emplois (2% du PNB) au travers des marques Mûtzig, Maltima, Heineken et Primus pour la bière, Schweppes, Vitalo, Fanta, Sprite, Coca Cola pour les boissons pétillantes.

Processus de fabrication de la bière : il dure 19 jours. 

La qualité de l’eau est primordiale, d’où l’investissement dans un système de filtrage ultra performant.

Le malt provient d’Europe, le riz vient du Congo, le sucre est importé pour rencontrer les exigences de Coca Cola pour les « soft drinks ».

Suivant une recette secrète, les différents mélanges en fonction des types de bières sont réalisés. Chaque « tournée »  ou « batch » représente une production de 650hl, soit 10 000 casiers de 24 bouteilles.

 L’eau avec le malt est chauffée à 60%, avec le riz à 90%. Un premier filtrage permet ensuite de séparer le liquide de la matière, un peu comme dans une cafetière géante...

Le houblon est ajouté  dans une centrifugeuse qui passe de 100° à 7°.

Après décantation et que le mélange a été refroidi, la levure, qui transforme le sucre en alcool,  est mise pour une fermentation de 10 jours autour de 12°. La levure est ensuite enlevée et la température de la cuve abaissée à 0°.

La bière titre 4 à 9°. Le repos permet aux particules lourdes de tomber au fond de la cuve.

La société est autonome sur le plan énergétique

Combien de bouteilles produites par jour ?

1 million ! dont 60% pour la bière et 40% pour les « softs drinks ».

Un petit secret : qu’est ce qui différencie la bière Heineken des autres bières comme Primus ?

Il s’agit du même procédé de fabrication sauf que l’on ne met pas de riz et qu’il y a plus de sucre. Par ailleurs, la fermentation se fait à l’horizontale.

Encore un autre petit secret !

Qu’est-ce qui différencie la bière brune de la bière blonde ? Du caramel ? Vous n’y êtes pas.

Pour la bière brune, le malt est séché tout simplement avec un taux d’humidité de 2% tandis que pour la bière blonde, ce taux passe à 4%.

Odile de Frescheville